mardi 17 mai 2011

STRAUSS KHAN : CASTRATION EN HAUTE ALTITUDE

Strauss Khan Show
N’eût été la spectacularisation médiatique dont les américains ont seuls le secret et qu’ils qualifient souvent de Show, l’affaire Dominique Strauss Khan s’apparenterait à une simple castration politique. Cette opération à laquelle les politiciens sont souvent soumis soit à l’entrée au club, soit lorsqu’ils veulent gravir des échelons.

La castration consiste à amener le postulant, au travers d’un scandale, à tremper profondément ses mains dans du sang, de la boue et toutes les autres merdes dont exhale le politique. Car, comme le soutient souvent l’historien Jean Charles Gomez, « la politique est d’abord une affaire de salauds et de criminels à col blanc ».

Il s’agit pour la castration, d’une opération de l’indignité et de retrait de l’honorabilité, parfois très violente et spectaculaire où beaucoup de politiciens laissent leur vie politique. Mais comme le dit le vieil adage que je me permets de paraphraser, si la castration ne vous tue pas, elle vous rend plus fort.

Depuis l’ère Sarkozy en France marqué par l’extrême médiatisation du champ politique, nous avons assisté à un certain nombre d’opérations de castration. On peut ainsi citer l’affaire Bernard Kouchner, déclenchée par le livre de Pierre Péan, « Le monde selon K. » dont le journal Marianne disait qu’il peut « ruiner Kouchner ». On peut citer aussi la castration de Frédéric Mitterrand dont les meurs ont été étalées dans la presse et qui a eu une défense très émue sur les plateaux de télévision. Il y a la castration d’Eric Woerth et de Michel Alliot Marie qui a fini par les emporter. Il y a enfin celles de Dominique de Villepin et de Christine Lagarde qui sont en cours.

La castration vise à rendre le politicien semblable à ses congénères, question d’éviter les phénomènes de rejet souvent préjudiciable à l’harmonie du champ politique. Tout ce qui s’assemble doit forcément se ressembler. Comme je l’ai appris chez les bergers de Malombo du Nord du Cameroun, pour rentrer dans l’enclos des bœufs sans courir le risque de se faire agresser, il suffit de s’oindre avec les bouses de ces mammifères.

L’affaire Strauss Khan qui tient en haleine tous les médias du monde – et qui semble avoir détrôné Ben Laden – va bien au-delà de la simple castration pour tourner au lynchage médiatique en règle. Et le statut d’icône médiatique qui lui collait à la peau de Strauss Khan ne semble rien arranger. Car, comme on le sait, en situation de surexposition médiatique, un simple faux pas est de nature à prendre des proportions incalculables. Pour autant, le patron du FMI est-il excusable ?

Le piège et la politique

L’argument de Dominique Strauss khan et des strausskhaniens selon lequel il aurait été piégé est aussi léger qu’une plume d’oiseau. Et si c’est le seul qu’ils détiennent pour sa défense, autant jeter l’éponge et accepter le verdict du destin. On en vient à se demander si Strauss Khan était prêt pour un combat politique ou se laissait-il tout simplement porter par les sondages.

Faire de la politique c’est d’abord être capable de poser et d’éviter les pièges si bien que celui qui se surprend face aux pièges ne fait pas encore la politique. C’est un peu comme si, en voulant cueillir les roses, on se montrait surpris voire outré par les piqures des épines qui sont le moyen naturel de défense du rosier.

Parlant de pièges en politique, l’ancienne secrétaire d’Etat Rama Yade m’avouait ceci au cours d’une rencontre : « Lorsque j’arrive au bureau tous les matins, je me demande de quel coté viendra le piège du jour. En regardant la moquette de mon bureau, je me dis qu’il peut dissimuler des chausse trappe ». C’est cette prise de conscience qui lui permettait d’éviter les pièges.

Dominique Strauss Khan, candidat favori à la présidentielle française de 2012 d’après tous les sondages, aurait dû lui aussi prendre conscience de ce qu’il était désormais la cible privilégiée de toute la classe politique française aussi bien de gauche que naturellement de droite. Autant que ses adversaires de tout bord, Strauss Khan connaissait son péché mignon dont le terrain de satisfaction se situe bien en deçà de la ceinture. Il savait que c’est sur ce terrain qu’on finira par le piéger comme il l’a déclaré au journal Libération.

Ce qu’il aurait dû faire, au lieu de crier au complot aujourd’hui comme si faire la politique était autre chose que fomenter des complots, c’était d’observer un certain nombre de règles jusqu’à la présidentielle.

Dans un premier temps, il devait s’imposer une sorte de ramadan sexuel quoi que cela lui coûte. Et comme mesures d’accompagnement, il devait :

- Faire déjà venir sa femme Anne Sainclair à ses cotés à Washington pour le soutenir dans cette épreuve ;

- Mettre une sorte de tampon masculin entre lui et toutes ses collaboratrices directes au FMI ;

- Eviter systématiquement tous les lieux de tentation que sont les hôtels et les restaurants. Ce qui veut qu’à New York, il aurait dû coucher dans un canapé chez sa fille qu’il était censé venu voir selon sa défense. Un sacrifice n’est jamais assez grand pour celui qui veut être président de la France ;

Le jeûne sexuel de Dominique Strauss Khan aurait ainsi duré jusqu’à la présidentielle française de mai 2012. Et une fois élu président, il aurait pu tout simplement proposer à l’Assemblée nationale de voter un droit officiel de cuissage pour le président de la République, question de rattraper le temps perdu. Cela est tout à fait possible en France.

Mais faute d’avoir su se retenir ou d’avoir pu éviter les pièges, Dominique Strauss Khan, désormais entre les griffes acérés de la justice impitoyable des Etats Unis, pourrait subir une petite castration chimique qui l’éloignerait définitivement de la recherche effrénée de ces petites secondes de plaisir qui lui coûtent finalement trop cher.


Etienne de Tayo

Promoteur « Afrique intègre »

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2 commentaires:

Anonyme a dit…

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